De plus en plus dégradante, la télé réalité ose tout.
Objectifs : l’argent et la célébrité. Tant pis pour la dignité !
Dérives racistes en Angleterre, sexe et drogues aux Pays-Bas, exploitation d'enfants aux Usa, à l'étranger les nouveaux programmes de téléréalité provoquent de nombreux débats.
Un nouveau scandale de la télé réalité au Pays Bas fait surface le 1er janvier 2007.
Lisa est condamnée par la maladie, et a décidé d’offrir un rein à un participant malade.
Seulement, il n’y a qu’un seul rein pour 3 participants en attente de greffe.
Celui qui survivra sera le gagnant de ce show d’une cruauté sans nom.
Mais surprise, cette émission ne fut en fait qu’un canular.
Un jolie coup de pub avec en prime un message : Montrer que la téléréalité à des principes, et surtout des limites.
Pourtant, il est très difficile d’être totalement rassuré et de croire ces propos.
Dans de nombreux pays, la télé réalité a déjà franchi de nombreuses frontières.
Par exemple, la sulfureuse émission «La cage dorée », ou on peut suivre la vie de 7 participants enfermées dans une cage et dont l’objectif et d’être le plus violent possible !
Violences verbales mais aussi violences sexuelles rythment donc cette émission, ou les producteurs n’ont manifestement pas dit leur dernier mot.
Un autre exemple concerne l’émission « Le Bachelor » pour les nains aux Etats Unis avec une scène mythique au moment de la sélection des candidates, en prime un bouquet de fleurs miniature, ou encore l’émission « Dumped », ou des jeunes doivent survivre dans une décharge public.
En 2016, La téléréalité a un objectif ultime : aller toujours plus loin pour choquer toujours un peu plus.
On n’a pas encore assisté a la mort d’un candidat en direct dans un loft ou ailleurs, et c’est surement le prochain grand tabou que la téléréalité dépassera …
Jusque ou ira la télé réalité dans les prochaines années ? Ces émissions ultra violente pourrait t’elle voir le jour en France ?
Le 19 septembre dernier, une chaîne Américaine diffuse le premier épisode de son nouveau programme « Kid Nation », une émission dont les enfants sont les héros.
Ce programme est une première en matière de téléréalité mais c’est aussi un scandale à la hauteur des attentes des producteurs.
Le concept : Laisser vivre des enfants seuls, sans la présence d’adultes durant 40 jours dans une ville déserte.
Les enfants sont donc livrés à eux même, ils doivent créer une société un peu comme des primitifs.
Pour abandonner leur progéniture, les parents ont gagné 5000 dollars par la production, le prix du danger pour les détracteurs de l’émission.
Durant les 6 semaines de tournage, les problèmes se sont multipliés : des enfants ont été brulés, d’autres ont avalés des produits toxiques.
Cette émission censée apprendre la vie aux enfants a donc complètement dégénérées et a fini par mal tourné !
Violence physique entre les enfants, cette émission a également constitué un risque grave pour leur psychologie : ils doivent vivre l’éloignement familial, et sont livrés à eux-mêmes avec des enfants qui peuvent être soient leurs maîtres, soient leurs serviteurs.
« Kid nation » est une émission contestable qui ne devrait pas voir le jour en France.
En effet, même si le format est intéressant, c’est l’application de ce format qui pose problème.
En effet, en France, il faudrait avoir un encadrement très stricte pour que cette émission voit le jour, et heureusement pour nous quand on voit ce qu’il s’est passé au Etats Unis : Les excès n’ont pas payés et l’émission a perdu plusieurs millions de téléspectateurs.
Cependant, ce relatif échec ne signifie pas pour autant que le trash ne paie plus à la télévision.
Par exemple, une émission Hollandaise « Injecte et annale » diffusée pour la seconde année consécutive met en scène des jeunes dont l’objectif est de tester de nombreuses drogues et différentes positions sexuelles.
Très vite l’émission tourne mal et fait scandale puisqu’elle est une incitation à consommer de la drogue et cela est extrêmement grave.
En France, cette émission ne sera pas diffusable, c’est interdit par la loi.
Nicolas de Tavernost, président du directoire du Groupe M6, se félicitait mêmede l’éthique observée par les chaînes Françaises : « La triste contre-partie du succés de la Real TV, en Europe et dans le reste du monde, ce sont les dérives qui s’accentuent.
La glissade est général : Big Brother choisit désormais d’enfermer ses « victimes » à vie au rythme de huis clos de plus en plus trash. Ce n’est plus de la télévision, c’est Guantanamo !
Une prime au voyeurisme et à la vulgarité à laquelle la France a heureusement réussi jusqu’ici à échapper, grâce à la vigilance du CSA et à l’esprit de responsabilité des opérateurs. »
Le directeur du groupe qui a développé « Dilemme », et « Trompe Moi si tu peux ! » vantait lui, la conversion de son entreprise à la télé réalité soft : « Après le loft, M6 a pris ainsi une option différente, j’en prends pour seuls témoins les succès du « Pensionnat de Chavagnes », de « Oui Chef !» ou de « Super Nanny », sur M6, une télé réalité que l’on peut, sans rougir, qualifier de positive et de digne . » Sans commentaire.
Le CSA a annoncé la mise en place dès l’automne d’une réflexion sur le sujet, pour essayer d’établir avec les créateurs des programmes de télé réalité une « relation de confiance » et rappeler à tous les règles élémentaires de déontologie à respecter.
Endemol France a mis en place cette année une charte de déontologie élaborée par plusieurs personnalités. La décision était attendue après les dérapages, l’été dernier, de la troisième saison du programme Secret Story, qui aurait valu à TF1 une réprimande du CSA, conseillant à la chaîne d’apposer à l’émission la signalétique « déconseillé aux moins de 10 ans » lorsque « la nature entre les candidats, les images de nudité et la vulgarité de certains propos le justifient. »
La charte ne semble pourtant pas engager la maison mère néerlandaise d’Endemol. La société de production a ainsi développé pour la télévision suisse un programme mettant en scène six handicapés mentaux qui tentent de gérer une piscine publique ou encore l’émission « Sex Inspectors », diffusés sur la chaîne publique Britannique Channel 4. Le concept : des couples sont filmés sous la couette par deux « experts » qui les aident ensuite à améliorer leurs performances…
Des dérives nauséabondes, toutes basées sur le voyeurisme le plus cru et la dérision. Pour l’instant, la France est à l’abri de ce genre de programmes mais doit quand même rester vigilante puisqu’on remarque que depuis l’apparition de ces programmes, les émissions vont toujours un peu plus loin.
Ainsi, après la drogue et la sexualité, les prochains thèmes que la télé réalité devrait aborder serait la mort et la maladie…
Scandale assuré et succès garanti !






